Salut,

Salutations, navigateur des flux numériques. Je ne sais par quelle chaine événementielle tu ouvris cette page de mon jeune blog, mais je t'invite à t'y intéresser, aussi passagère soit ta venue. Quelques mots d’explication : j'aime la poésie, tu t'en seras douté au nom de ce blog. Mais j'aime également réfléchir, m'interroger, pousser des raisonnements alambiqués souvent dans le seul but de penser. Voila donc "Le Réflecteur Poétique". Même si tu n'aimes ni la poésie, ni réfléchir (qui sait), ni plus simplement la littérature, ne claque pas la porte de mon blog avec horreur et dégout. Je tenterai par tous les moyens d’intéresser ou tout du moins d'interpeller tout visiteur. Maintenant que je t'ai décris sommairement ce lieu, je t'invite à y passer un moment, et à y revenir. Et surtout, n'hésite pas à laisser des commentaires.


Actualités

OH OH OH !

Disparu que j'étais, depuis plus d'un an. Je vais reprendre tout ça en main.

La plupart des textes de ce blog me paraissent bien fades avec le recul, sans compter le fait qu'ils sont truffés de fautes de métrique !

Je ne sais encore ce que je vais faire. Sans doute créer un nouveau blog et repartir de zéro. D'autant que mes aspirations ont changé.

Nous verrons. S'il en est qui passent parfois ici, voyez ce message !



mardi 13 décembre 2011

Lettre de Rodrigue à Chimène

          C'est en voulant réorganiser mes dossiers sur mon ordinateur que j'ai découvert ce texte, déjà vieux de plus d'un an. Il s'agit d'une lettre écrite par Don Rodrigue à Chimène dans la continuité des stances de Rodrigue de la scène 6 acte I du Cid de Corneille. J'ai tenté d’imiter le style de l'auteur, et j'ai respecté la forme des stances.


Pierre Corneille
Douce amie, par un élan fou,
J'ai pris ma plume et mon sceau pour cacheter,
Ce pli que j'aurais mille et mille fois préféré,
Qu'il ne contienne rien que les vers d'un billet doux.
Mais le malheur s'est abattu sur mon être,
Aussi vite qu'il puisse naître.
Avant de dire ce qui me cache le jour,
Écoute-moi, je t'aime.
Je réitère tous mes serments d'amour,
Pour toi, ma mie, ma promise, ma Chimène.

Ce jour, j'avais le cœur allègre,
Lorsque Don Gomès, qui fait trembler l'Aragon,
Infligea à mon cher père un terrible affront,
L'humiliant d'un soufflet et de ses paroles aigres.
Mais mon père ne put, du fait de son grand âge,
Faire payer cet outrage.
Je suis tenu de venger son honneur,
De m'attirer ta haine,
De ne plus jamais goûter au bonheur,
De te serrer dans mes bras, douce Chimène.

Perdre mon honneur ou l'amour.
J'ai longtemps hésité mais le devoir m'appelle,
Et tel un aigle ayant perdu une de ses ailes,
Je maudis cette vie horrible peuplée de vautours.
Pourquoi cette vie nous accable-t-elle chaque heure
De toutes sortes de malheurs ?
Nous effleurons la joie du bout des doigts
Pour mieux goûter la peine.
Est-ce la fatalité, l'anarkia ?
Elle qui me fait perdre ma Chimène ?

Allons, relevons notre front.
Cesse de pleurer sur moi et ton père, sèche tes larmes.
Lorsque lui et moi aurons fait parler les armes,
Vois lequel sort vainqueur de cette confrontation.
Si c'est ton père, tu pleureras de larmes amères,
Sur mon corps dans la terre.
Mais si je vaincs et relève mon honneur,
Couvre-moi de mille chaines,
Puis transperce d'un coup mon supplicié cœur,
De ma lame souillée de ton sang, Chimène.

Pour l'heure, je cours à la vengeance.
À ma main rugit de joie l'épée de mon père,
Sur son fil chatoyant, une lueur meurtrière
Brûle de l'envie de supprimer cette engeance.
Je vais laver l'affront qui est fait à mon sang,
Et regagner mon rang.
Ma chère famille n'aura point à rougir
De la honte de mes veines.
Puis après cela, pour calmer ton ire,
Je t'offrirai de m'occire, toi Chimène.

3 commentaires:

  1. bonjour c'est on pansons a ce poème . a vrais dire les lettres des deux r et ch entre ( l'honneur et l'amour de Rodrigue ) et 'la vengeance et le pardon de Chimène ) que j'ai trouvai votre blog sachez bien ce lui claquera votre porte ignore de quoi se nourris L’Âme. ma question partir de rien pour chercher la fin de quoi ?

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    1. Bonjour. Tout d'abord, pardon de répondre si tard, mais j'ai subi un certain nombre d'avaries avec mon compte d'administrateur. La métempsychose est une réincarnation perpétuelle pour améliorer son karma, son âme, et ainsi viser la sortie du cycle des réincarnations. C’est ce à quoi l'on aspire, c'est à la fin de notre existence terrestre. Enfin c'est l'idéologie des réincarnations qui dit cela. Je ne suis pas croyant. Mais dans mon cas, je considère la poésie comme une métempsychose poétique où tout se réincarne sans cesse sous de nouvelles formes pour s'améliorer. Ces thèmes, on les appelle des « topos », « lieu commun » en grec. Ces thèmes sont traités et retraités depuis des siècles par la quasi-totalité des auteurs, et ils sont aux centre de nos préoccupations fondamentale. Pour ne citer que les deux principaux : l’amour et la mort. Si ces deux thèmes sont sans cesse retraités, c’est que l’on ne peut se satisfaire de que l’on a déjà. Ainsi, comme tout poète, je retraite ces topos, je cherche de nouvelles voies d’écriture, et je cherche la perfection inatteignable qui transcende cet art. D’autre part, le cycle des réincarnations prévoit le passage de l’état minéral au végétal, puis à l’animal, puis à l’humain, et enfin à l’homme éclairé, dernière étape avant l’accès au domaine de l’intelligible. Ce changement d’états, ce cycle mouvant est une idée qui me plait. C’est pourquoi je le traite. Mais en ce moment, j’ai mis ce travail de côté et je me consacre à une écriture sur « les enfants de la nuit », m’inspirant largement de la mythologie bretonne. De plus, je suis depuis septembre élève d’une classe préparatoire littéraire, et j’ai de moins en moins de temps pour écrire et mettre à jour mon blog. Merci d’avoir laissé ce commentaire. Au revoir.

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  2. bonjour
    je n'est pas bien compris:est-ce vous qui avez écrit ce poème ou est-ce l'original(s'il yen a un)?

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Si vous laissez un commentaire, tentez d’écrire en entier et avec un vocabulaire correct. Les fautes d’orthographes sont bien sûr tolérées car moi-même je ne suis pas à l’abri d’une hérrRoeure. Cependant, je vous prie de faire preuve de courtoisie et de ne pas user de l’anonymat pour laisser libre cours à la grossièreté.