Salut,

Salutations, navigateur des flux numériques. Je ne sais par quelle chaine événementielle tu ouvris cette page de mon jeune blog, mais je t'invite à t'y intéresser, aussi passagère soit ta venue. Quelques mots d’explication : j'aime la poésie, tu t'en seras douté au nom de ce blog. Mais j'aime également réfléchir, m'interroger, pousser des raisonnements alambiqués souvent dans le seul but de penser. Voila donc "Le Réflecteur Poétique". Même si tu n'aimes ni la poésie, ni réfléchir (qui sait), ni plus simplement la littérature, ne claque pas la porte de mon blog avec horreur et dégout. Je tenterai par tous les moyens d’intéresser ou tout du moins d'interpeller tout visiteur. Maintenant que je t'ai décris sommairement ce lieu, je t'invite à y passer un moment, et à y revenir. Et surtout, n'hésite pas à laisser des commentaires.


Actualités

OH OH OH !

Disparu que j'étais, depuis plus d'un an. Je vais reprendre tout ça en main.

La plupart des textes de ce blog me paraissent bien fades avec le recul, sans compter le fait qu'ils sont truffés de fautes de métrique !

Je ne sais encore ce que je vais faire. Sans doute créer un nouveau blog et repartir de zéro. D'autant que mes aspirations ont changé.

Nous verrons. S'il en est qui passent parfois ici, voyez ce message !



vendredi 5 août 2011

Songe


Tout habillé de flanelle le songe s'élève,
Ajoures en losanges sphériques épurent on corps,
C’est au pluriel que sous le front blanc qui s’endort,
La flamme progresse comme s'écoule la sève.
C’est au pied des fondements que jaillit la flore,
Et dans l'inconscience le squelette tend une fleur.
Ainsi se construit le rêve, si lent, heure par heure,
L’aube crépusculaire verse cent feux d'aurore,
Les lueurs y peignent et s'entre volent leur honneur,
Les clochettes et les beffrois sonnent en cadence,
La route étincelle de centaines de luisances,
Je suis le rêve d'éther, et qui me suive m'aime.

Ode à Kerriou


Marcher le long d'une plage déserte
Tourner la tête et regarder
Les vagues, les algues vertes
Qui courent le long des rochers.

Se placer face à l'horizon
Le vent à des arômes iodés
Respirer à pleins poumons
Un sel qui irrite le nez.

Glisser sur des galets polis
Et ramasser des coquillages
Rechercher les plus jolis
Nacrés aux formes sauvages.

Partir à l'assaut des falaises
Tenter de les escalader
Grimper les gestes pleins d'aise
En évitant de tomber.

Puis se promener sur la grève
Lors des jours de grande marée
Dans un paysage de rêve
D'où la Mer s'est retirée.

Partir pour de longues heures
Pécher les couteaux au crochet
Cheminer avec ardeur
Ne vouloir jamais rentrer.

Revenir trempés jusqu'aux os
Par des pluies soudaines et glacées
Les bras ployant sous les seaux
Pleins de fruits de mer sucrés.

Gravir la pente du retour
Quitter la plage énigmatique
Insensible au flux des jours
Plage appelée Kerarzic.

Neutralité


Rien,le vide,le néant.
Un total dépouillement
De tout sentiments.
Je ne ressent plus rien,
Que la caresse du vent.
Je suis aussi serein,
Que peuvent l'être les morts.
Lentement je m'endors,
Dans une béatitude,
Que nul ne peut défaire,
Ni le mot, ni le fer.
Je suis le seul qui peut,
Clore étrange étude,
De ce rêve éveillé,
Cet état comateux.
Mais il doit s'achever,
Et sur la balance de,
Mon cœur je dois poser,
Une pierre rouge ou bleu,
Qui le fera basculer.

Logogriphe 3


Déchu du domaine céleste par Dieu lui-même,
Je possède maint noms, commençants par S, B, M.
Du centre de cent onze hexagones je répand,
-Je n'y peut rien, c'est ma nature- peines et tourments.

Je suis mot aussi vulgaire que « bled » ou « dealer »,
Mais c'est moi qui gargouille quand du repas sonne l'heure.
Je signifie dans un langage (très) populaire,
Un fiasco lors d'un spectacle ou d'un concert.

Dans un registre de langue un peu moins vulgaire,
L'on désigne par moi la valeur pécuniaire.
À part cela, dans un langage plus ordinaire,
Je fait partie des céréales alimentaire.

C'est de devenir moi, mesdames, vous redoutez.
C'est pour cela que de cosmétiques vous vous grimez.
Mais elle à beau se mettre un pouce de fard,
Ma figure ne peut pas se voir dans un miroir.

Je possède une paradisiaque connotation.
Partir au soleil chez moi, quelle bénédiction.
Vous pouvez me manger, je suis savoureuse.
Je loge dans les forêts comme dans les rocheuses.

Lorsque j'avais mes deux ailes, j'étais un jouet,
On me jouait, me troquait et me collectionnait.
Je perdit mon aile, et je devint répugnant.
Ma fonction est de dissoudre vos aliments.

Logogriphe 2


Avec cygnes et jouvencelles je suis,
À ces dernières, me demander est impoli.

Peu importe qu'une famille soit plus ou moins unie,
Pour moi les diviser n'est pas un souci.

Aux conjonctions poids lourds je suis,
Mais là où je vais me ranger, je me sent tout petit.

Vous me faites bon lorsque cela vous plait, ça ne fait pas un pli,
Quand je suis en vous, vous êtes atteint de folie.

Commettez un crime, vous en serez fort marri,
Car vous comprendrez qu'en mois on croupis.