Salut,

Salutations, navigateur des flux numériques. Je ne sais par quelle chaine événementielle tu ouvris cette page de mon jeune blog, mais je t'invite à t'y intéresser, aussi passagère soit ta venue. Quelques mots d’explication : j'aime la poésie, tu t'en seras douté au nom de ce blog. Mais j'aime également réfléchir, m'interroger, pousser des raisonnements alambiqués souvent dans le seul but de penser. Voila donc "Le Réflecteur Poétique". Même si tu n'aimes ni la poésie, ni réfléchir (qui sait), ni plus simplement la littérature, ne claque pas la porte de mon blog avec horreur et dégout. Je tenterai par tous les moyens d’intéresser ou tout du moins d'interpeller tout visiteur. Maintenant que je t'ai décris sommairement ce lieu, je t'invite à y passer un moment, et à y revenir. Et surtout, n'hésite pas à laisser des commentaires.


Actualités

OH OH OH !

Disparu que j'étais, depuis plus d'un an. Je vais reprendre tout ça en main.

La plupart des textes de ce blog me paraissent bien fades avec le recul, sans compter le fait qu'ils sont truffés de fautes de métrique !

Je ne sais encore ce que je vais faire. Sans doute créer un nouveau blog et repartir de zéro. D'autant que mes aspirations ont changé.

Nous verrons. S'il en est qui passent parfois ici, voyez ce message !



Affichage des articles dont le libellé est mélancolie. Afficher tous les articles
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jeudi 14 mars 2013

Brumes


      Je peux enfin recommencer à publier. Les textes que je vais diffuser maintenant sont des productions de ce début d'année, mais aussi en grande partie des textes de fin 2012 qui n'ont pas pu êtrespubliés plus tôt.
 14 novembre 2012

Et c’est de mes rêves qu’ils naissent,

Ces masques d’abîme, ces vagues,

Ces brouillards bleus aux longues tresses,

Ces tremblements, ces instants vagues,

Ces cargos flous chargés de caisses,

Qui croisent au large du sommeil,

Ces cargos fous  et qui se pressent,

Dans un port de bois sans soleil.

 

Çà et là sur une eau de nuit,

Ces cargos saouls cherchent sans cesse,

En vain et avec nostalgie,

Le mouillage que chacun laisse,

À son départ derrière lui,

Où résonne encore une messe,

Dite pour ceux trop tôt partis,

Pour ceux qui ont rompu leur laisse.

 



Ces ombres dans mon insomnie,

Ces échos de pleurs sur la mer,

Ces jardins aux fleurs de folie,

Ces étoiles, larmes de l’air,

Et ce sourire qui me poursuit,

Dans les abysses et dans l’Hadès,

Tel une lame sans étui,

C’est de mes rêves que tous naissent.



lundi 19 novembre 2012

Le Follet


13/11/2012

Luminaire errant sautillant,

Parmi les joncs et les roseaux,

Sous la lune aux éclats changeants,

Le follet patauge dans l’eau.

Il salue les morts en passant,

Ceux qu’il a noyés dans la boue,

Il salue, et leurs os brillants,

Nimbent les marais d’un flot flou.

 

Luminaire errant égarant,

Le pauvre voyageur nocturne,

Il le poursuit en sifflotant,

Un petit air taciturne,

Un petit air un peu méchant,

Un petit chant assez joyeux,

Qui danse sur le sol glissant,

À côté du tombeau fangeux.

 

Luminaire errant réveillant,

Les arbres aux racines noyées,

Il volette et son flamboiement,

Jamais n’allume nul foyer.

Il est feu froid comme l’étang,

Quand il brûle d’un feu d’étoiles,

Qui lui tombe du firmament,

Parmi les ajours de ses voiles.

 

Luminaire errant déchirant,

Lui aussi les voiles de brume,

Qui étendent leurs plis glaçants,

Dessus le fangeux flot qui fum.,

Lui il fouille les fondements,

La boue invisible au Soleil,

Accueille dans ses draps trop blancs,

Le follet privé de sommeil.

 

Luminaire errant s’égarant,

Dans les marais de mon esprit,

Fait de boue de chair et de sang,

Feu follet flattant ma folie.

Celui qui court, toujours cherchant,

Dans les tourbières et dans les bois,

Celui qui part au jour naissant,

C’est lui : ce fol être c’est moi

samedi 14 juillet 2012

Hors fréquence



Gris d’acier sur fond blanc, tout en haut des montagnes,
Le bois n’est pas plus clair qu’une poussière d’étoile,
Dans ses ombres étirées que l’austère aurore gagne,
Sous pluie de limaille, comme neige de métal.

Bleu d’acier sur fond pâle, le ciel a tout gobé,
Avalé les vallées, les cols les défilés,
Baignés d’un clair de lune pas assez dilué,
Pour effacer les peurs qui s’étirent vaporées.

Mare d’acier, un lac tendu entre deux monts,
Dédouble sans torsion la voute vespérale,
Fer fondu sans aucune bulle de fusion,
Liquide argent coulant dans la gorge du val.

Acier damasquiné au pied des grandes dames,
La campagne est cousue de chemins mordorés,
Comme un pourpoint précieux dont l’homme courbe l’âme,
Et le dos pour embrasser la main accordée.

Les montagnes la nuit sont comme un feu éteint,
Noir charbon où demeurent des poches de brûlure,
Telles une peau en soirée, au regard si lointain,
Où quelques baisers restent, balafres de luxure.


(un néologisme. où ?)

écrit le 9 juin 2012

mercredi 18 avril 2012

(S)âcre 1


05/04/2012


Autour de mon crâne s’écrasent les élytres,
Je tourne en rond en lieu dans ma cage d’osier,
Un sourire crispé est glacé sur ma vitre,
Cachant au loin du sol mes envies défrayées.
Je tourne ovale, oblong dans ma cage brisée,
Un oubli bayé est lancé sur mes mots,
Crachant à l’espace les sacs d’humanité,
Autour de nos viandes s’agrippent quelques os.
Un triste messager est guetté au demain,
Lâchant vives les lignes d’un ancien figé,
Autour d’un vivant lâche au mont de feu éteint,
Je tourne au vide mes questions exaspérées.
Glissant à l’au-delà pour corrompre ses bords,
Autour de sa fierté le blason s’effiloche,
Je tourne au-delà des effets de tes efforts,
Vers un glacis fondu qui coule dans la roche,

Autour de mon crâne pourrissent les mérites,
Je tourne en rond au lieu de me barricader,
Un parfum effroyable de teinture anthracite,
Cache sous ses velours la fièvre édulcorée

mardi 3 avril 2012

Ronde au stylo

            Écrit pour moi et ciselé pour Poésie en liberté 2012



15/09/2012

Un stylo pointé vers le ciel,
Perce mon dos entre mes ailes,
Un stylo à la mine en plomb,
M’entraine dans ses exactions,
Il va dévissant les serrures,
Dérape sur les poids des murs,
Et remet année sur année,
Ses enrobages surannés.

Un petit stylo égaré,
Coule mon fil et ma mémoire,
Un petit stylo s’est voilé,
Derrière un joyeux tintamarre,
Un stylo fuit dans les montagnes,
En course d’encre éclaboussée,
Petit à peu l’ennui le gagne,
Il reste exsangue sans papier.

Au fond du ciel pour déraison,
Un vieux stylo rompu de prose,
Découvre enfin le pot-aux -roses,
Et ne me laisse qu’un crayon,
Pour  embrasser de quatre doigts,
Le crépuscule du matin,
Qui semble se distordre au loin,
Sous les regrets que l’on aura.

Je vais conclure, dans un murmure,
Vous saluer et vous quitter,
Fin de la chaine, trente bouchées,
Suffisent à peine à la goûter,
Sur mon cahier, assez ou trop,
Mon cher stylo s’est arrêté.

lundi 6 février 2012

Écriture automatique au bout du ponton

Les caveaux se vident dans les bacs psychiatriques, et près de ton crépuscule gracieux on perd tous nos démons du milieu de ton corps obscur. Couvre-toi bien dans les braises figées de fleurs patinées. Si je te dis que nous nous glissons chaque seconde dans ses fonds liquéfiés, me répondras-tu que tu préférerais enterrer la plage sous le sable ? L’horloge à cristaux en grumeaux indique midi soixante-treize, tu es sur qu’il n’y à pas un problème de réglage ? Couvre-toi bien, dehors il y à, les dealers, les violeurs, les assassins et les capitalistes. On bouffe grâce à eux, mais regarde pas la charogne quand tu suces la moelle. Je ne sais pas où donner de la lame, mais il ne faut pas s’en faire, y aura toujours assez de fromage pour combler les plantations. Lune blanche au ciel noir, cratères branlants, vous ne pouvez plus vous effondrer. Salut mon vieux, toi aussi tu as décidé de descendre boire un coup ? Il y a toujours de quoi se tuer à portée de main, mais jamais l’envie ne  manque. Dommage, hein ? Si seulement tu pouvais appuyer sur une gâchette pour que tout s’arrête. Et figure-toi une destination de l’aube. Un lieu peinard, tu penses qu’on peut y arriver en zinc ? Il y a des pleurs vrais, là-bas, tu ne peux pas les cueillir si tu n’y vas qu’en fumée. Et pour partir avec tes mains, il faudrait que tu sois un dieu au moins aux trois quarts. Je t’oublie, alors couvre-toi bien, il ne faut pas penser que demain, ce ne sera plus hier, et aujourd’hui, tu ne peux pas vivre, alors, quoi faire ? Si je ne devais te donner qu’un conseil, ce serait de vite fait te pendre, et de laisser sécher. Laisse couler, ça finira bien par geler. Je sens que l’omoplate droite me brûle, tu connais ce symptôme ? Je t’écris sans me relire ni réfléchir, tu as remarqué. Je ne sais pas si ce sera publié, mais je demande  un exemplaire, on verra bien. Tu brûles de plus en plus ordure. Quoi, je suis violent, pardon, c’est la douleur qui me rend agressif. Je me demande bien pourquoi c’est plus facile de blesser que de guérir. De toutes manières, tout ce qui est bon est toujours fragile, longue l’élaboration. Alors que pour détruire, il suffit de quoi ? Une frappe, une balle, une explosion, une destruction suffit pour oublier une création. Alors que pour créer, il faut de la matière, du talent, du temps, des moyens, de l’envie, du soutien, de la tristesse, des larmes, du sang. Du sang. Il faut le verser pour bâtir et on ne peut abattre sans faire de même. Est-ce dire que détruire est création ? Arcane treize, une belle fable. Tuer pour laisser la place, faire du passé table rase pour amener la renaissance. Je t’en fiche, si je meurs, qui continuera ? Tu voudrais que je compte sur toi ? Inverse tes pieds et ta tête, décroche tes cheveux du ciel, mon ami. Couvre-toi bien, dehors il y a tout  ce que nous n’avons pas à l’intérieur. Les loups, les grimaces, les solstices, les oublis, les livres, les livres, c’est ça. Tu pars tout de même ? Couvre-toi bien, s’il te plait, je ne veux pas que tu t’abîmes. Ne sombre pas, j’ai creusé le fond, et je peux t’assurer que ça ne vaut pas la mésosphère. Respire tant que tu as de l’air, mange tant que tu as de la terre. Ne m’oublie pas mon gars, ne m’oublie pas, si tu le peux. Si tu ne le peux pas, rejoins-moi.