Salut,

Salutations, navigateur des flux numériques. Je ne sais par quelle chaine événementielle tu ouvris cette page de mon jeune blog, mais je t'invite à t'y intéresser, aussi passagère soit ta venue. Quelques mots d’explication : j'aime la poésie, tu t'en seras douté au nom de ce blog. Mais j'aime également réfléchir, m'interroger, pousser des raisonnements alambiqués souvent dans le seul but de penser. Voila donc "Le Réflecteur Poétique". Même si tu n'aimes ni la poésie, ni réfléchir (qui sait), ni plus simplement la littérature, ne claque pas la porte de mon blog avec horreur et dégout. Je tenterai par tous les moyens d’intéresser ou tout du moins d'interpeller tout visiteur. Maintenant que je t'ai décris sommairement ce lieu, je t'invite à y passer un moment, et à y revenir. Et surtout, n'hésite pas à laisser des commentaires.


Actualités

OH OH OH !

Disparu que j'étais, depuis plus d'un an. Je vais reprendre tout ça en main.

La plupart des textes de ce blog me paraissent bien fades avec le recul, sans compter le fait qu'ils sont truffés de fautes de métrique !

Je ne sais encore ce que je vais faire. Sans doute créer un nouveau blog et repartir de zéro. D'autant que mes aspirations ont changé.

Nous verrons. S'il en est qui passent parfois ici, voyez ce message !



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vendredi 5 août 2011

Neutralité


Rien,le vide,le néant.
Un total dépouillement
De tout sentiments.
Je ne ressent plus rien,
Que la caresse du vent.
Je suis aussi serein,
Que peuvent l'être les morts.
Lentement je m'endors,
Dans une béatitude,
Que nul ne peut défaire,
Ni le mot, ni le fer.
Je suis le seul qui peut,
Clore étrange étude,
De ce rêve éveillé,
Cet état comateux.
Mais il doit s'achever,
Et sur la balance de,
Mon cœur je dois poser,
Une pierre rouge ou bleu,
Qui le fera basculer.

lundi 25 juillet 2011

Hasard ?

Je me demande s’il est possible d’arriver à quelque chose sans méthode. Si la désorganisation la plus complète peut obtenir un résultat ; Voyons… Tentons l’expérience. Pour le prochain mot, je vais taper une lettre au hasard et écrire un mot qu’elle commence : « g » « Gratifiant » ou « Gênant ». « Génial » ou « Grimaçant ». Hum… Cette lettre, l’ai-je vraiment tapée au hasard ? Car si j’avais tapé « y » ou encore « w », j’aurais bien été en peine de trouver quatre mots comme je viens de le faire. Est-ce le vrai hasard qui m’a amené à frapper cette touche de mon clavier ? Le vrai hasard existe-t-il seulement ? Je parle du Hasard avec un grand « H » Un événement peut-il arriver sans que rien de voulu, de pensé, de conscient ne l’ai, du moins en partie, généré ? Je ne crois pas. Toute chose est issue d’une autre. Il me semble que tous les événements, négligeables ou conséquents qui ponctuent notre vie sont le résultat de multiples causes à effet. Prenons le dé. L’objet de hasard par excellence. Si je le lance, tous les chiffres sont-ils à égalité ? Ont-ils tous le même nombre de chances de sortir ? Un mathématicien répond « Oui. Chaque chiffre à une chance sur six de sortir. On suppose pour cela que le dé est équilibré » Cela est donc vrai dans le cadre d’une hypothèse mathématique. Mais dans le domaine physique ? Le résultat dépendra non seulement du dé (poids, équilibrage, etc.) mais aussi de la façon dont il est lancé, de la force du lancer, du support sur lequel il roule… Et chacun de ces critères sont tels qu’ils sont su fait d’autres critères encore plus nombreux. Il se dessine à mes yeux un arbre à la ramure éternelle dans chaque entité. Et plus une entité est complexe, plus l’arbre s’élargit. Les idées me direz-vous… Chaque pensée est issue d’un esprit. Chaque esprit s’est forgé de manière différente et selon des événements et des facteurs précis. La pensée, plus que tout, n’est pas due au hasard. Ce Hasard est une de ces entités impalpables et inatteignables qui n’existent qu’en théorie. Ce texte n’est pas dût au hasard. Il est dût au fait qu’un jour, j’ai réfléchi sur cette notion de manière tout à fait vagabonde en tenant un dé dans ma main.

Hypocrisie, je te hais

Il n'y à rien que je déteste plus en cet instant que l'hypocrisie générale qui semble être de mise à notre époque. Rabelais s'esclafferait de nous voir comme les moutons de Panurge, toujours aller là ou il faut, comme il faut. En quoi est-ce en rapport avec l'hypocrisie? Pourquoi faut-il que d'un même mouvement les humains giflent celui qui rit et compatissent celui qui pleure? Je ne l'explique que de la façon suivante : quelqu'un qui est joyeux, plus joyeux que nous, nous énerve car il semble connaitre un bonheur supérieur au notre. A l'inverse, quelqu'un de triste que nous pouvons consoler nous conforte dans un sentiment d'acte de charité. Le pauvre, il est triste ! Consolons-le. Ah ! Que je suis gentil ! Que je suis une personne charitable et généreuse ! En plus, dans notre esprit, une idée germe : celle que la personne à laquelle nous venons de dire "ça va pas ?" nous est débiteur de notre attention. Soyons honnêtes, si nous nous préoccupons des malheureux, c'est par confort moral, par désœuvrement et par une fascination morbide et écœurante à écouter les malheurs des autres. Un journal vendra plus de papier si sa première page annonce "Milliers de morts sanglantes dues à la bêtise humaine" que si elle annonce "La paix est là, le monde est beau, tout est bien". Nous disons que nous désirons la paix et la bonté dans ce monde barbare, mais c'est la mort et la cruauté dont nous nous délectons. Tant pis ! C'est dans notre nature humaine. Mais par pitié, assez d'hypocrisie !

Lis donc ceci, humain

Frappe et tape et claque et refrappe et retape et gifle et mord et griffe et déchire et annihile et tue. Vous entendez ? C’est le bruit de la foule des hommes. Et tombent les têtes, et craquent les os, et gicle le sang ! Quel bruit réjouissant ! Quelques carnages, deux ou trois trahisons et un couteau planté dans le dos d’un ami… que faut-il de plus pour être heureux ? Cris de haine, de fureur, de douleur… Quelle douce mélodie ! Quelle plus belle couleur que le rouge ? Quelle plus grande joie que la destruction ? Quelle plus grande jouissance que le dernier râle d’une gorge tranchée ? Qui suis-je ? Quelle question étrange… Vu mes propos…  Je suis un homme. Mais pas (là, vous pensez que je vais dire « pas n’importe quel homme.» Et vous vous dites « Ouf, ce n’est qu’un fou. » Mais vous vous trompez.) Je disais donc, je ne suis pas un homme particulier. Je suis un humain normal, tout comme vous (à moins que vous ne soyez pas n’importe quel humain vous-même) et je ne dis que ce que je pense. Vous ne pensez pas la même chose ? Allons bon, cela m’étonne fort. Vous préférer donc  construire que détruire ? Bâtir un château de sable plutôt que le piétiner ? Faire pousser un arbre plutôt que l’abattre ? Prouver votre capacité créatrice plutôt que votre talent à détruire ? Houlà, soit vous mentez, sois vous n’êtes pas un homme ! Mais après tout, il est peut-être possible que ce texte soit tombé sous les yeux d’un humain tellement spécial qu’il diffère du schéma que j’ai tracé. Peut-être suis-je assez fou pour espérer que vous (ou plutôt toi, si cela ne te dérange pas), que TOI, lecteur, tu sois différent. Oh, j’entends d’ici un millier de petites voix nasillardes contester. « Les hommes ne sont pas tous mauvais ! » ; « Moi, je suis un homme bon » ; « On n’est pas tous comme toi ! ». Je réponds : « Si les hommes ne sont pas tous mauvais, pourquoi les bons n’agissent-ils pas ? Parce que les mauvais sont plus forts, plus nombreux ? Si l’on est bon, il faut l’assumer jusqu’au bout, sinon l’on devient pire que les mauvais. » ; « Tu es un homme bon ? Prouve-le-moi. Abandonne tout. J’ai bien dit TOUT, excepté ta volonté du bien. Alors je t’admettais comme l’exception qui confirme la règle. » ; « Si, vous êtes tous comme moi ! Où plutôt non, moi, je m’assume. » Reprenons… Si tu es vraiment l’homme bon, lecteur, tu aurais déjà abandonné ta lecture ? Comment ? C’est pour te forger une opinion ? « Il faut comprendre ses ennemies pour mieux les vaincre » ? Ah, n’essaye pas de te dérober par des phrases toutes faites ! Assume ! Je m’assume, assume-toi et tu te sentiras mieux. Au fait, n’essaye pas de chercher un message implicite dans mes paroles, il n’y en a aucun. Ce que je veux dire, je le dis. Pas toi ? Tu préfère peut-être éviter les conflits en faisant profil bas. Après tout, chacun sa manière de (sur)vivre. Si je n’ai pas honte de moi ? Non. Bon, le texte touche à sa fin, il est temps pour moi de tirer ma révérence. Mais ne t’en fais pas, pour me revoir, il te suffira de regarder le visage du premier humain qui passera. Ses traits sont les miens. Et à la limite, regarde-toi dans une glace. Bien que la droite et la gauche s’y inversent, le haut et le bas restent à leur place. Avant de nous quitter, (mais pour si peu de temps) laisse-moi te donner une ultime preuve de mon abjecte nature :
Le texte ci-dessus n’engage en rien la personne physique ou morale de l’auteur.

Éternité ?

Eternité

 Nous ?disons qu´aujourd’hui´hui, l´Homme est extrêmement puissant. Pourquoi ? Parce que nous avons la possibilité d´anéantir toute vie sur Terre. Mais la Terre, qu´est-ce ? Regardez le ciel. Notre système solaire, notre galaxie, même notre univers ne serons jamais que presque rien dans le « Tout ». Et l´Homme ? Mérite-t-il seulement ce «H » majuscule ? De notre point de vue oui, évidemment.  Mais, excepté le Tout, nul ne devrait mériter de majuscule. Mais poursuivons. L´homme est donc… quel mot employer ? Là est la limite du langage. Il manque un mot pour définir l´homme dans  l´optique du Tout.  Et dans l´autre sens, nous observons le même échec : j´ai mentionné à plusieurs reprises le « Tout ». L´univers est infini, le Tout, qu´est-ce ? L´univers infini et ce qui l´englobe. Au-delà du Tout, de l´« univers dans sa globalité », il y a quelque chose. Qu´est-ce qui me permet de l´affirmer ?  Tout simplement l´idée de l´infini.
            L´univers est infini dans toutes les directions mais il se cantonne, si j’ose dire, à un plan, à une dimension. Il existe donc une infinité d´autres univers infinis. Cette infinité ne porte pas de nom. Appelons –la donc inf1. Mais alors, il existe, toujours selon la logique de l´infini développée plus haut, une inf2, une inf3,… une inf∞, et ainsi de suite, car il existera toujours une inf∞+1. Nous avons poussé notre raisonnement dans une direction, voyons-en maintenant une autre : l’infiniment petit. Le mot « atome » est fondé sur la racine grecque « atomos » signifiant « insécable ». Pourtant, nous savons le briser, ne serai-ce que lors du phénomène de fission dans les centrales nucléaires.  Nous savons également détecter des électrons, lesquels sont issus de l´atome et sont d’une masse d´environ 9,109×10-31 kg, c’est à dire presque rien. Et après ? il y aura toujours plus petit, toujours la moitié de quelque chose comme il y aura toujours plus grand et toujours +1. Il n´existe pas de limite au grand ni au petit. Exister. Retenons ce mot, et ouvrons une nouvelle dimension.
              L´existence. Le fait d’exister  est selon les dictionnaires polysémique : c’est soit le fait d'avoir une réalité, d'être, de durer, soit de vivre, soit d´avoir une importance quelconque, soit d´exercer une présence concrète. C’est donc d´occuper une place, matérielle ou spirituelle. Bien. Et ce qui n´occupe pas de place ? Ce qui n´existe pas. Le reflet de ce qui existe. Pas le -1, non, car le -1 occupe une place dans la liste des nombres. Ce qui N´EXISTE PAS. Nous ne pouvons le nommer, car alors il existera et autre chose de non-existant prendrai sa place. Ce (   ) n´est pas un vide. Ce que nous nommons vide est toujours plein de quelque chose. Ce n´est généralement qu´un vide de matière. La non-existence, reflet de l´existence, est aussi vaste, ni plus ni moins, que l´existence elle-même. Deux infinités. Et quelque chose (encore) les englobe toutes deux, vous l’avez compris.
             Voila L´Infini méritant une majuscule. Enfin, un aperçu, car après tous ces raisonnements, nous avons bien vu que l´on ne peut l´envisager de façon globale. Voltaire, dans Micromegas, imagine des êtres possédant plusieurs centaines des sens. Il en existe sans aucun doute une infinité. Tentez seulement d´appréhender cela. Ce n’est que folie, l´esprit ne le peut. Aucun esprit. Il y aura toujours trop complexe et trop simple, les deux étant incompréhensibles. Et l´homme dans tout ça ? Soit trop grand, soit trop petit, soit trop complexe, soit trop simple, soit trop présent, soit trop absent, soit trop existant, soit trop non-existant… et tout ce que les mots ne peuvent nommer, et ne le pourront jamais. Nous avons malgré cela la prétention de nous croire seuls et tout-puissants. Lecteur, soit humble, mais ne pense pas que tu n’es rien : tu seras toujours quelque chose, que tu le veille ou non. Même mort depuis milles éternités, tu seras une partie du Tout. Infime, certes, mais le zéro ne te touchera pas. N´ai ni orgueil, ni honte. Vis.

vendredi 17 juin 2011

Appel au passant


Hé ! Là ! Arrêtez-vous un peu,
Et de votre temps si précieux,
Accordez-moi ce qu’il faut,
Pour vous ébaucher quelques mots.
Je ne demande pas d’argent,
Ni avis, ni signature, en
Fait, de réveils je suis en quête.
Vous savez, Chronos ne s’achète,
Les plus riches et les plus puissants,
Même eux meurent avant longtemps,
Et de nous-tous, que restera-
T’il de nous après le trépas ?
Peu de choses en vérité,
Vous le savez, vous qui êtes pressés,
Vous courrez et tentez d’aimer
La part qui vous est accordée
Dans la frise chronologique
Votre existence, elle est unique,
Au sens où, même en étant Dieu,
Vous n’en avez qu’une et pas deux.
Vous tentez d’échapper en vain
À votre vie-vase de Klein
Chacun de nous envie l’enfant,
Et tous nous sommes impuissants,
À retourner le sablier,
Notre geôle si étriquée
Peu à peu, le sable nous enterre,
Poussière, nous mourrons de poussière…
Si chacun de ces grains est d’or,
C’est qu’une seule foi il peut éclore,
Et sa fleur se fane dans l’instant,
Laissant à peine humer son parfum,
Elle se fane brutalement,
Tel ce chant que je clos d’un point.