Salut,

Salutations, navigateur des flux numériques. Je ne sais par quelle chaine événementielle tu ouvris cette page de mon jeune blog, mais je t'invite à t'y intéresser, aussi passagère soit ta venue. Quelques mots d’explication : j'aime la poésie, tu t'en seras douté au nom de ce blog. Mais j'aime également réfléchir, m'interroger, pousser des raisonnements alambiqués souvent dans le seul but de penser. Voila donc "Le Réflecteur Poétique". Même si tu n'aimes ni la poésie, ni réfléchir (qui sait), ni plus simplement la littérature, ne claque pas la porte de mon blog avec horreur et dégout. Je tenterai par tous les moyens d’intéresser ou tout du moins d'interpeller tout visiteur. Maintenant que je t'ai décris sommairement ce lieu, je t'invite à y passer un moment, et à y revenir. Et surtout, n'hésite pas à laisser des commentaires.


Actualités

OH OH OH !

Disparu que j'étais, depuis plus d'un an. Je vais reprendre tout ça en main.

La plupart des textes de ce blog me paraissent bien fades avec le recul, sans compter le fait qu'ils sont truffés de fautes de métrique !

Je ne sais encore ce que je vais faire. Sans doute créer un nouveau blog et repartir de zéro. D'autant que mes aspirations ont changé.

Nous verrons. S'il en est qui passent parfois ici, voyez ce message !



lundi 25 juillet 2011

Le chant s’enfuit

08/04/2011

L’oiseau qui s’enterre n’ose chanter son départ,
Il glisse dans son reposoir d’étoiles sans bruit,
Sur son cadavre ne poussera aucun fruit,
Son sifflement en lutte reste seul pour sa gloire.

Il glisse dans son reposoir d’étoiles sans bruit,
Ainsi qu’une luciole qui expire dans le noir,
Son sifflement en lutte reste seul pour sa gloire.
Les frasques de son âme disparaissent dans la nuit.

Ainsi qu’une luciole qui expire dans le noir,
Son linceul de plumes calfeutre les derniers cris,
Les frasques de son âme disparaissent dans la nuit.
Estompant à jamais ce chanteur mais couard.

Son linceul de plumes calfeutre les derniers cris,
Dans un écho faiblissent les rumeurs de l’espoir,
Estompant à jamais ce chanteur mais couard.
Dans la peau de ce monde un génie s’engloutit.

MALÉDICTION

(Ceci est un acrostiche)

Milles années le plus souvent est leur durée,
À travers les générations elles perdurent...
Les malédictions, qui rendent les âmes damnées,
Étendant leurs ailes noires sur traîtres et parjures.

Drapant de ténèbres leurs sombres vocations,
Infligeant aux maudits justes pénitences.
Crimes anciens que seul les flots de sang noierons,
Toutes les bouches de leurs victimes crient vengeance.

Inoculant la faute des uns sur leurs fils,
Occupant même un statut de maléfice,
Ne sont-elles pas une forme de justice?

Mélancolie

Parfois, sans prévenir, l'abattement,
M'emplit et affaisse mes épaules.
Il me mine le moral sournoisement,
Et me rend pleureur comme le saule.

Au-dessous de mes yeux il creuse ses cernes,
De sa main glacée il courbe mon échine.
J'étais rieur, je suis maintenant terne,
Le saule meurt, on a tranché ses racines.

Contre ça, toute résistance est vaine.
C'est comme essayer de se dépêtrer
De la toile dont l'araignée est reine.
Vous avez beau lutter, vous êtes piégé.

Prostré même si vous ne savez pourquoi,
De votre esprit la peine fait son domaine.
Elle vous emplit et vous restez là,
Vous sentez des larmes couler dans vos veines.

Un filtre gris se glisse devant vos yeux,
Les plus beaux paysages perdent leur charme.
Un monde radieux vous paraît ténébreux,
Vous voyez votre vie pleine de drames

Ces terribles périodes d'abattement,
Qui parfois peuvent pousser quelqu'un au pire,
Elles se guérissent, mais difficilement,
Leurs remèdes sont l'amour et le rire.

Qui médit périt



C'est ça, aller, aller, riez et moquez-vous.
Continuez donc de me tourner en ridicule.
N'arrêtez pas, non, de me trainer dans la boue.
Poursuivez, tout en générant de noires émules.
Depuis toujours, dans vos calomnies je nage,
Depuis toujours, vous me crachez au visage,
Depuis toujours, je contiens bien mal ma rage.
Mais c'est terminé, pour vous sonne le glas et l'heure.
Trop occupés à déverser votre fiel noir,
De vos yeux fermés vous ne pourrez plus me voir.
Vous comprendrez lorsque vous sentirez, trop tard,
Ma lame empoisonnée perforer votre cœur.
Tristan Kopp

dimanche 24 juillet 2011

Supplique d’un borgne


Bon, cela fait un petit moment que je n'ai rien publié. mais je n'arrête pas d'écrire. En ce moment, je retravaille l'ensemble de mes poèmes ( un peu plus d'une centaine). Et ce n'est pas simple. Il me faut recompter les pieds de chaque vers, vérifier chaque rime, remanier si besoin. En plus de cela, je modifie des passages qui ne me plaisent plus. Ce n'est pas une mince affaire mais j'espère pouvoir publier ce recueil auquel je travail depuis plus d'un an. Je travaille parallèlement à la rédaction d'un dictionnaire de réflexion sur le modèle de Flaubert. Côté projets plus confidentiels, ma pièce de théâtre au format "spécial" avance. Tout comme ma rythmique poétique... mais bon, en attendant voici un de mes vieux poèmes.


11/04/2011

Supplique d’un borgne

Depuis que l’homme à ouvert l’œil,
Et que fut porté le premier deuil,
Sous les ponts à couler beaucoup d’eau.

Notre vieille Terre n’est plus si belle,
Peut-on encore voir un arc-en-ciel,
Ne serai-ce que dans un jet d’eau ?

Est-ce-que les arbres de métal,
Pourront un jour toucher les étoiles,
Et s’écrouler, fondus par leur feu ?

Est-ce-que les villes cesseront un jour,
Tout en prônant la pais et l’amour,
De verser leur chaire aux champs de feu ?

Depuis le premier diner de l’Art,
La première pierre du premier phare,
Depuis que l’aube à enfanté l’air,

Et qu’il fut mangé par les vivants,
Combien de vendanges au firmament,
S’enivrent d’âmes sans en avoir l’air ?

Depuis que les feuilles se sont hissées,
En haut des branches elles-mêmes plantées,
Dans des arbres sortis de la terre,

Serai-ce trop demander que de,
M’indique dans quel coin de mes cieux,
S’est dérobé mon œil de terre ?